L’Angola s’accapare des blocs pétroliers contestés : une urgence pour la RDC de réagir

L’Angola s’accapare des blocs pétroliers contestés : une urgence pour la RDC de réagir

0 0
Read Time:2 Minute, 10 Second

Il est grand temps que la République Démocratique du Congo (RDC) prenne conscience de la situation alarmante qui se déroule sous ses yeux. L’Angola exploite des blocs pétroliers situés dans des zones maritimes que la RDC pourrait revendiquer, entraînant une perte colossale estimée à 78,8 milliards de dollars entre 2009 et 2021, selon un rapport confidentiel remis à la présidence congolaise en août 2022.

Cette situation ne peut plus durer

Le rapport élaboré pour le Conseil Présidentiel de Veille Stratégique (CPVS), dirigé par François Muamba Tshishimbi, souligne un fait troublant : depuis l’élection de Félix Tshisekedi en 2019, aucune action légale n’a été engagée contre l’Angola. Huit mois se sont écoulés depuis la remise de ce document et pourtant, l’inaction persiste. Il est impératif que la RDC agisse rapidement pour protéger ses intérêts nationaux.

Les blocs concernés, notamment les blocs 15, 15/06 et 31, se trouvent au large de la province du Kongo Central, dans une Zone d’Intérêt Commun (ZIC) créée en 2007. Cet accord devait garantir un partage équitable des ressources pétrolières entre les deux pays. Cependant, l’exploitation continue sans que la RDC ne bénéficie des revenus qui lui reviennent de droit. Des géants pétroliers tels que TotalEnergies, ENI et ExxonMobil profitent de cette situation au détriment du peuple congolais.

Il est crucial de comprendre que les pertes financières pourraient être « sous-estimées », car le rapport ne prend pas en compte l’exploitation qui a commencé dès les années 1990. Le bloc 15 a produit jusqu’à 500 000 barils par jour, et les prévisions indiquent que les revenus cumulés entre 2022 et 2032 pourraient atteindre 15 milliards de dollars. Ces chiffres sont alarmants et soulignent l’urgence d’une réaction.

Malgré un accord signé en juillet 2007 stipulant un partage égal des bénéfices entre les sociétés pétrolières publiques angolaises et congolaises, les dirigeants angolais ont ignoré ces engagements. Il est temps que la RDC fasse entendre sa voix et défende ses droits.

Le rapport préconise une saisine d’une cour arbitrale ou une recherche rapide d’une « solution négociée » avec l’Angola. La RDC ne peut plus se permettre d’attendre. Comme le souligne le rapport : « Plus le temps passe et plus l’exploitation à grande échelle se poursuit, plus la RDC risque de se réveiller trop tard ». Les ressources pétrolières sont précieuses et menacées d’épuisement aux alentours de 2032.

Il est essentiel que le gouvernement congolais prenne des mesures immédiates pour protéger ses intérêts économiques et défendre son patrimoine national. La RDC mérite mieux qu’une exploitation injuste de ses ressources par un voisin opportuniste. Agissons maintenant pour garantir un avenir prospère pour notre pays et notre peuple !

Merveille Maleya

Happy
Happy
0 %
Sad
Sad
0 %
Excited
Excited
0 %
Sleepy
Sleepy
0 %
Angry
Angry
0 %
Surprise
Surprise
0 %

Average Rating

5 Star
0%
4 Star
0%
3 Star
0%
2 Star
0%
1 Star
0%

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *