Dans un contexte politique déjà tumultueux, l’ancien président Joseph Kabila et l’ancien député national Claudel Lubaya se sont réunis pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « gouvernance chaotique » du président Félix Tshisekedi. Leur rencontre met en lumière des préoccupations sérieuses sur la gestion actuelle du pays, mais soulève également des questions sur leurs propres rôles dans cette crise.
Kabila et Lubaya n’ont pas hésité à critiquer l’inefficacité des mesures prises par le gouvernement face à la crise sécuritaire qui frappe l’Est de la RDC. « Nous ne pouvons plus rester les bras croisés pendant que notre nation est en péril », a déclaré Lubaya. Cependant, cette déclaration soulève une interrogation : où étaient-ils lorsque la situation a commencé à se détériorer ? Leur silence pendant des années au pouvoir n’a-t-il pas contribué à la situation actuelle ?
Les deux leaders ont également évoqué la nécessité de renforcer les capacités des Forces armées congolaises (FARDC) et de réduire la dépendance aux forces étrangères. « Il est temps de reprendre le contrôle de notre destin », a affirmé Kabila. Mais cette rhétorique cache-t-elle un manque d’options concrètes ? Les promesses de souveraineté semblent vides si elles ne s’accompagnent pas d’un plan d’action clair et réalisable.
Cette rencontre à Addis-Abeba, bien que présentée comme un appel à l’unité, pourrait également être perçue comme une manœuvre opportuniste pour regagner du terrain politique. En se positionnant en tant qu’opposants, Kabila et Lubaya cherchent-ils vraiment le bien du pays ou tentent-ils simplement de capitaliser sur le mécontentement populaire ? Leur passé politique soulève des doutes quant à leur véritable intention.
Alors que la RDC fait face à des défis sans précédent, l’alliance entre Kabila et Lubaya pourrait être perçue comme une tentative désespérée de redéfinir le paysage politique. Les Congolais méritent plus qu’une simple critique ; ils ont besoin de solutions concrètes et d’un leadership authentique. Les prochaines étapes de cette initiative devront être scrutées avec attention, car le peuple congolais ne peut se permettre d’être trompé une fois de plus par des promesses vides.
Merveille Maleya


