La lutte contre la corruption dans le secteur judiciaire prend un tournant décisif. Le ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a révélé jeudi que 324 magistrats ont été poursuivis pour des faits de corruption. Certains ont été condamnés, d’autres radiés de la magistrature, et plusieurs purgent actuellement des peines à la prison centrale de Makala.
Face à la presse, aux côtés de son collègue de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, le ministre a affirmé que des mesures concrètes ont été prises pour assainir le secteur. Un cadre de concertation permanent a été mis en place entre le ministère de la Justice et le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), afin de coordonner les actions disciplinaires et judiciaires contre les magistrats indélicats.
> « Le Conseil supérieur de la magistrature a pris ses responsabilités. Des sanctions ont été prononcées, certaines personnes sont déjà incarcérées », a déclaré Guillaume Ngefa, sans toutefois dévoiler l’identité des concernés.
Le ministre a réitéré sa volonté de mener une campagne de “tolérance zéro” contre la corruption, qu’il qualifie de “gangrène” pour la justice et l’ensemble du pays. « Ce travail va se poursuivre de manière progressive, mais avec fermeté », a-t-il insisté.
Dans le même élan, Guillaume Ngefa a annoncé que 270 détenus ont bénéficié de libérations conditionnelles depuis sa prise de fonction, dans le cadre d’un processus de désengorgement des prisons. Il a également salué la formation de 100 officiers de police judiciaire, censés renforcer la crédibilité et l’efficacité de l’appareil judiciaire.
Enfin, le ministre a confirmé l’annulation de tous les actes administratifs pris par le mouvement rebelle M23/AFC dans les zones sous occupation, affirmant la souveraineté de l’État sur l’ensemble du territoire national.
Merveille Maleya


