Dans un discours captivant prononcé lundi 04 oct, Constant Mutamba ministre d’État de la Justice et garde des Sceaux de la République Démocratique du Congo (RDC), a pris position sur la question sensible de la révision ou du changement de la Constitution. Ce sujet est au cœur des tensions entre le pouvoir en place, l’opposition politique et les organisations de la société civile.
Mutamba a souligné l’importance des réformes dans la gestion d’un pays, affirmant qu’elles sont nécessaires pour répondre aux défis sociétaux. « Il ne faut pas avoir peur des réformes. Un gouvernement ne peut gouverner sans réforme », a-t-il déclaré. Selon lui, les lois doivent être adaptées au contexte spécifique du pays et aux réalités sociétales. L’ancien opposant a cité Jacques Louis de Rouvillois, qui affirmait que « les constitutions ne sont pas des tentes dressées pour le sommeil », pour appuyer son argumentation.
Mais attention, cette volonté de changement ne fait pas l’unanimité. L’opposition, sur ses gardes, craint que ces modifications ne servent qu’à prolonger le mandat de Félix Tshisekedi. La plateforme politique Lamuka, dirigée par Martin Fayulu, a réagi en lançant une campagne énergique intitulée « Changeons Félix Tshisekedi et pas la Constitution ! », mobilisant ainsi les citoyens contre ce qu’ils perçoivent comme une manœuvre politique.
Dans le même temps, le parti présidentiel UDPS mène déjà des actions en faveur d’un changement constitutionnel dans certaines régions du pays. Augustin Kabuya, secrétaire général du parti, a défendu cette position en affirmant que le texte actuel entrave l’efficacité du Président dans l’exercice de son pouvoir, notamment en ce qui concerne le processus d’investiture du gouvernement.
La question de la révision constitutionnelle est plus que jamais sur toutes les lèvres en RDC. Elle met en lumière non seulement les clivages politiques profonds qui traversent le pays, mais aussi une aspiration collective vers un avenir où les lois s’adaptent aux besoins d’une nation en pleine mutation. Dans ce contexte tumultueux, il est clair que l’audace des réformes pourrait bien être la clé pour ouvrir la voie à un avenir meilleur. La dynamique est lancée : qui saura saisir cette opportunité ?
Merveille Maleya


